HISTORIQUE

Mais qui était Louise de Marillac et quelle est l’histoire de l’école ?

Née à Paris le 12 août 1591, c’est une femme de culture supérieure aux femmes de son temps, veuve appartenant à la haute noblesse française, Louise de Marillac sera la précieuse collaboratrice de Sainte Vincent de Paul pendant 35 ans.

Dès sa petite enfance, elle est placée chez les religieuses dominicaines de Poissy où elle reçoit une très bonne éducation.  Elle apprend à lire, à écrire, à connaître et à prier Dieu.  Après la mort de son père, à 12 ans, elle est placée dans un foyer pour jeunes filles à Paris.

Elle pense être religieuse et à 21 ans, elle demande à entrer chez les Capucines mais, en raison de sa santé trop fragile, elle ne peut être admise.

Louise de marie avec Antoine Le Gras.  Ils ont un enfant, Michel, et ils vécurent heureux quelques années jusqu’à ce que son mari tombe malade et meurt en 1625.

A la mort de son mari, Louise rencontre Vincent de Paul qui fera d’elle sa précieuse collaboratrice.  Elle s’inscrit aux Confréries de la Charité et Saint Vincent l’envoie visiter et organiser les « Charités » établies dans les villages.  Elle crée des écoles pour les petites filles.  Elle sera la fondatrice des Filles de la Charité en 1633.

Vincent et Louise découvrant la misère matérielle et spirituelle de leur temps consacrent toute leur vie au service et à l’évangélisation des pauvres.  Ils étaient très différents, mais leur collaboration est un bon témoignage de ce que peuvent faire un homme et une femme animés d’un profond amour de Dieu et de leur prochain.

Louise meurt le 15 mars 1660, juste quelques mois avant Vincent de Paul.  Elle fut proclamée Sainte en 1934.  Et en 1960, le Pape Jean XXIII la proclame « Patronne des œuvres sociales ».

Sa devise était « Aimer tendrement, Respecter fortement ».

Et maintenant, voici l’histoire de l’école.

C’est en 1935 que commence l’histoire de l’école Sainte Louise de Marillac.  En effet, à cette même date est fondée la « Maison de l’Enfant Jésus » ou MEJ dont on retrouve les traces visibles sur les murs de l’avenue de l’Emeraude (quand il sera réparé).

En janvier 1936 est ouverte la première classe gardienne pour  les enfants de 3 à 6 ans (une trentaine d’enfants), priorité étant accordée aux enfants inscrits à la Consultation des nourrissons, œuvre existant depuis 1929.

En septembre 1937, une première année primaire s’ouvrait pour répondre aux demandes de plus en plus nombreuses des classes gardiennes alors au nombre de six.

En septembre 1950, a lieu l’inauguration des bâtiments de l’école primaire avenue Plasky.

Dès les origines, les fondateurs de la MEJ se sont préoccupés de travailler au rapprochement des classes sociales, non en les nivelant ou en abaissant les classes supérieures, mais bien en haussant le niveau des milieux populaires par le bénéfice d’une éducation fine donnée dans un cadre familial, propre joli, net et sans luxe.

Dans une ambiance joyeuse et libre, le personnel éducatif a toujours voulu dispenser une formation religieuse, sociale, intellectuelle, et manuelle, grâce à laquelle les jeunes exerceront une influence dans leur milieu de travail et entretiendront des relations aisées et agréables avec des personnes de toutes conditions.

Le climat créé autour d’eux sera le principal agent d’un épanouissement harmonieux de leur personnalité et assurera l’acquisition de bonnes habitudes, marquant toute leur vie.  L’esprit voulu à Louise de Marillac peut être caractérisé par quatre mots : joie, lumière, affection, éducation.

L’équipe éducative continue à prôner l’accueil de tous, quel que soit le niveau socio-culturel, économique et l’origine.